Mahmoud B., 36 ans, a été condamné, lundi 1er juin, à la prison à perpétuité en Allemagne pour une quadruple tentative de meurtre en 2025 motivée par des convictions islamistes, a fait savoir le parquet de Düsseldorf, dans l’ouest du pays.
L’homme de nationalité syrienne a été déclaré coupable de « tentative d’assassinat » dans quatre cas, en qualité « de membre d’une organisation terroriste étrangère », selon un communiqué de la cour d’appel de la ville.
En mai 2025, Mahmoud B., alors âgé de 35 ans, a poignardé des clients dans un bar de la ville de Bielefeld, alors que ces derniers fêtaient la promotion de leur club de football. Il a ainsi blessé quatre personnes, avant de prendre la fuite et d’être appréhendé lors d’une perquisition de la police.
Plusieurs attaques djihadistes meurtrières
Selon le parquet, l’homme aurait rejoint l’Etat islamique en Syrie avant mai 2015, et aurait servi comme combattant et administrateur au sein du groupe jusqu’en novembre 2016. Il serait entré en Allemagne en 2023, toujours affilié à l’organisation, et aurait eu l’intention de tuer le plus de personnes possible lors de son attaque.
L’Allemagne a connu ces dernières années plusieurs attaques meurtrières à caractère djihadiste, à l’arme blanche et à la voiture-bélier. Ces crimes ont favorisé l’essor du parti d’extrême droite AfD, hostile aux migrants, arrivé deuxième lors des élections législatives de 2025 avec un score élevé.
Fin 2025, un Afghan a été condamné à la prison à perpétuité pour une attaque au couteau à Mannheim, encore dans l’ouest du pays – il visait un rassemblement contre l’islam et avait provoqué la mort d’un policier un an plus tôt. L’attaque la plus meurtrière a eu lieu en décembre 2016, lorsqu’un Tunisien aux motivations djihadistes a foncé sur la foule avec un camion sur le marché de Noël de Berlin, tuant 13 personnes.
Lors d’une visite du président syrien, Ahmed Al-Charaa, à Berlin, lundi 30 mars, le chancelier, Friedrich Merz (CDU), avait affirmé qu’« au cours des trois prochaines années », « environ 80 % des Syriens qui se trouvent actuellement en Allemagne devraient retourner dans leur pays d’origine », précisant que c’était là « le souhait du président Al-Charaa » afin de reconstruire le pays. Ces propos avaient suscité un tollé en Allemagne, notamment chez son partenaire de coalition à Berlin, le Parti social-démocrate.