« Malheureusement, en raison du Digital Markets Act (DMA), Apple ne pourra pas rendre disponible Siri AI dans l’Union européenne avec le lancement d’iOS 27 et iPadOS 27. » Lundi 8 juin, la firme à la pomme a ainsi imputé au règlement européen sur les plateformes numériques sa décision de ne pas proposer en Europe son nouvel assistant dopé à l’intelligence artificielle (IA), avec la prochaine version de ses iPhones et tablettes, attendue aux Etats-Unis « à l’automne ».
« Le refus [de la Commission européenne] de dialoguer de façon constructive sur des solutions qui protègent la vie privée et la sécurité signifient que nous n’avons pas de date à annoncer [pour l’UE] », accuse le vice-président d’Apple Craig Federighi, dans un communiqué au ton offensif, dénonçant une « interprétation extrême » du DMA.
Le différend porte sur l’accès qu’Apple doit donner aux assistants d’IA d’entreprises concurrentes, comme OpenAI (ChatGPT), Anthropic (Claude), Google (Gemini), Perplexity AI, Mistral AI (Le Chat), voire DeepSeek ou autre… Concrètement, Apple accuse Bruxelles de vouloir l’obliger à donner « à n’importe quel assistant un accès aux données privées d’un utilisateur – et la possibilité de contrôler les autres applications installées sur son smartphone – dès le lancement de Siri AI dans l’UE, et sans les protections essentielles pour sécuriser les utilisateurs et leurs données ». Le fabricant de l’iPhone assure avoir proposé un système qui joue le rôle « d’intermédiaire » entre l’assistant et l’environnement mobile, ainsi qu’un lancement progressif sur dix-huit mois, mais soutient que la Commission européenne « a dit non ».
Il vous reste 73.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !