La France est déjà presque dans l’après, dans une nouvelle ère. Et si les signes ne trompent pas – toutes ces confessions, ces rumeurs et ces alléluias entonnés haut et fort dans les médias –, cet après* présente le visage au sourire patient de Zinédine Zidane. “Zizou” devrait en effet être le nouveau sélectionneur de l’équipe de France*. À condition que l’argent et les sponsors ne viennent pas compliquer les choses. Mais ne blasphémons pas.

Il y a longtemps que Zidane attend ce moment. Il s’est écoulé au moins huit ans depuis que le roi l’a désigné comme prince héritier, comme successeur au trône. Jamais un mot déplacé, jamais une critique contre Didier Deschamps, son vieil ami et prédécesseur. On peut quand même supposer que Zidane n’a probablement pas été tout à fait malheureux de l’échec des Français en Amérique, un échec d’ailleurs très relatif. Si la France avait encore été championne du monde, cela aurait considérablement réduit sa marge de progression. Qu’aurait-il pu faire de mieux ?

Quant à Deschamps, il ne voulait pas seulement gagner, il voulait le faire en beauté, même s’il devait pour cela se livrer à quelques contorsions, sacrifier son credo défensif. Il voulait adoucir son départ annoncé de longue date par un jeu léger, magique, qui resterait dans la tête des adv