C’est le dénouement d’un long processus judiciaire. Un tribunal thaïlandais a condamné à mort, le jeudi 11 juin, deux hommes d’origine ouïgoure pour l’attentat à la bombe perpétré le 17 août 2015 près du sanctuaire d’Erawan, à Bangkok. Cet attentat, commis à l’heure de pointe, avait fait 20 morts et plus 120 blessés. Parmi les victimes, de nombreux touristes chinois, malaisiens ou singapouriens venus visiter ce sanctuaire situé à proximité de centres commerciaux très fréquentés de Bangkok. L’événement avait été rapidement relayé par les correspondants des grands médias internationaux dont les bureaux se situent non loin.

L’explosion était survenue quelques semaines après le rapatriement de force vers la Chine de 109 Ouïgours, une minorité musulmane victime de répression culturelle et religieuse. À l’époque, la Thaïlande constituait un lieu de refuge et de transit pour les Ouïgours tentant de fuir la Chine, en particulier vers la Turquie. Dans un premier temps, l’enquête s’était dirigée vers l’implication d’une organisation ultranationaliste turque qui avait pris fait et cause pour les Ouïgours, les Loups gris.

“Je n’accepte pas”

Depuis le début, les deux accusés, Bilal Mohammed, 41 ans, et Yusufu Mieraili, 36 ans, clament leur innocence. Ils ont annoncé faire appel de leur conda