La répression contre les centres d’arnaques au Cambodge n’a pas encore fait ses preuves qu’un nouveau problème émerge. À la suite de la fermeture de ces centres, des milliers d’étrangers se retrouvent sans emploi, ni logement. Privés de passeport et de revenus, ils ne peuvent pas rentrer dans leur pays. Et ces personnes pourraient bien finir par être recrutées dans de nouveaux centres d’arnaques, devenir source d’instabilité sociale, ou même déclencher une crise humanitaire.
Ces deux derniers mois, pas une semaine n’est passée sans que les médias ne révèlent de nouveaux démantèlements de réseaux d’escroqueries par les autorités cambodgiennes. Début mars, le Premier ministre cambodgien Hun Manet a promis de fermer tous ces centres du pays avant la fin du mois d’avril, afin de restaurer la confiance des touristes et des investisseurs. [Depuis la fin du Covid, le Cambodge est devenu l’épicentre, avec la Birmanie et le Laos, d’une vaste industrie de la cyberescroquerie avec l’installation de centres fermés dans lesquels opèrent des milliers de personnes.]
Hormis la capitale, Phnom Penh, les hauts lieux de l’escroquerie sont notamment situés dans les régions frontalières de la Thaïlande, comme [le poste-frontière de] Ô Smach ou la ville de Poipet dans le nord-ouest du pays, ou du Vie
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En Thaïlande, la police saisit 270 millions d’euros de biens liés aux centres d’arnaques
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