Cette affaire “explosive” était très attendue, tant par les défenseurs des libertés religieuses que par les autorités kényanes, et le juge de première instance de la Haute Cour de Nairobi a estimé qu’elle pourrait “déclencher un débat national sur la légalisation kényane en matière de cannabis”, souligne le quotidien kényan The Daily Nation.
Jeudi 15 juillet, la Haute Cour du Kenya a rejeté la demande de la Société rastafari du Kenya (RSK) d’une exemption autorisant ses adeptes à utiliser le cannabis à des fins religieuses. Le rastafarisme est une pratique religieuse minoritaire reconnue au Kenya. Dans le cadre de leurs rites, les rastafaris consomment souvent du cannabis, pourtant interdit par les lois draconiennes du pays sur la consommation de stupéfiants, “héritées de la domination coloniale britannique”, rappelle la Deutsche Welle.
“Vêtus de dashiki, d’écharpes et de foulards aux couleurs du drapeau éthiopien – rouge, or et vert –, les rastafaris ont opposé une résistance acharnée lors du procès, ponctué de rebondissements tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du tribunal”, détaille le Daily Nation. Mais ils n’ont pas obtenu gain de cause.
Le juge Bahati Mwamuye, chargé de l’affaire, a rejeté leur demande, estimant “que les requérants n’avaient pas démontré que l’interdiction
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