Les allées de l’institut technique de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) de Sebline résonnent de voix d’enfants. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah, le 2 mars, l’organisation onusienne a transformé en abri ce centre de formation professionnelle, situé à environ 40 kilomètres au sud de Beyrouth. Autour d’une table, Samaha Saïd partage un café avec des proches de Rachidiyé, camp palestinien de la région de Tyr, dans le sud du Liban. Un drone israélien bourdonne dans le ciel.
Pendant le conflit, qui se poursuit dans la zone méridionale malgré la trêve du 17 avril, cette Palestinienne s’était résignée à « supporter le bruit des bombardements [autour de Rachidiyé]. On espérait qu’il y ait une sortie de crise. On n’a pas d’argent pour faire des allers et retours au gré des escalades, ni pour louer un logement à l’écart du danger. » Mais les ordres d’évacuation – synonymes de bombardements à venir – pour Tyr et ses environs, lancés, mercredi 27 mai, par l’armée israélienne, et couplés à l’annonce de l’intensification des opérations contre le Hezbollah, l’ont contrainte à fuir.
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