Il y a de quoi perdre son sang froid. Au lieu de faire fuir les moustiques, le DEET, répulsif corporel largement utilisé dans le monde, pourrait, en réalité, les attirer. Du moins dans certaines conditions, suggère une étude parue le 28 mai dans le Journal of Experimental Biology.
De la même manière que le chercheur russe Ivan Pavlov avait démontré, à la fin du XIXe siècle, que les chiens pouvaient être conditionnés pour associer certains sons à de la nourriture, une équipe a constaté que les moustiques pouvaient apprendre que la présence de DEET était susceptible de leur indiquer qu’un bon repas se profilait.
“On a longtemps pensé que les répulsifs devaient leur pouvoir d’action uniquement à leurs propriétés chimiques, qui les rendaient toxiques ou désagréables pour les moustiques (ce qui les éloignait), ou qui empêchaient ces derniers de détecter les humains, indique au quotidien britannique The Guardian Claudio Lazzari, de l’université de Tours, en France, premier auteur de l’étude. Mais il ressort de nos résultats qu’à force d’expérience la réaction des insectes pourrait changer.”
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont conduit une série d’expérimentations en laboratoire. La première leur a permis de confirmer l’appétit vorace des moustiques Aedes aegypti – et en
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