Mettre des limites à l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires internes du Mexique est devenu une priorité du gouvernement mexicain. Mercredi 3 juin, la présidente, Claudia Sheinbaum, a consacré la moitié de sa conférence de presse à cette question, considérant que « le peuple doit être conscient de ce qui se joue en ce moment ». La défense de la souveraineté avait déjà été le thème principal de son discours du 31 mai, à l’occasion du deuxième anniversaire de sa victoire à l’élection présidentielle.
Le Mouvement Régénération nationale (Morena), le parti de Claudia Sheinbaum, qui détient la majorité au Congrès avec ses alliés, a fait adopter, le 28 mai, une réforme constitutionnelle pour que le tribunal électoral ait la faculté d’annuler des élections en cas d’ingérence étrangère. « L’interdiction de toute intervention étrangère dans les élections existait déjà dans notre Constitution. Ce qui change, ce sont les conséquences, c’est-à-dire l’annulation d’un scrutin. Les critères sur lesquels le tribunal électoral se basera pour décider d’annuler une élection doivent encore être définis dans des lois secondaires », a expliqué Luisa Maria Alcalde, conseillère juridique de la cheffe de l’Etat.
Il vous reste 80.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !