Dans un contexte de fortes pressions diplomatiques exercées par les États-Unis, le Congrès du Mexique a adopté à l’unanimité, le 29 mai, une réforme constitutionnelle permettant de suspendre ou d’annuler un processus électoral en cas d’ingérence étrangère, rapporte El País América.

Portée par le parti présidentiel, Morena (gauche), cette modification de l’article 41 de la Constitution prévoit qu’une élection puisse être invalidée lorsque est constatée une “intervention” ou une “ingérence étrangère influençant les résultats électoraux”.

Deux jours plus tard, le 31 mai, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, prononçait, devant le monument à la Révolution, à Mexico, un discours pour défendre la souveraineté nationale. La cheffe de l’État y a notamment dénoncé les pressions et les menaces de Washington, qui réclame l’extradition de responsables politiques mexicains.

Ambiguïtés

Malgré l’unanimité du vote parlementaire, ce texte suscite plusieurs réserves parmi les observateurs et les journalistes, ainsi que dans une partie de la classe politique, y compris au sein même de Morena. La principale critique porte, essentiellement, sur le manque de clarté du texte.

Pour El Universal, la formulation du nouveau texte est ambiguë puisqu’elle ne définit pas clairement quels types d’actes