Des certitudes et des zones d’ombre. Au lendemain du terrible accident ferroviaire qui a coûté la vie à 69 personnes et fait près de 200 blessés à hauteur de la commune d’Urda, dans le centre de l’Espagne, mercredi 28 octobre, les médias espagnols multiplient les articles et infographies méticuleusement détaillés pour répondre à la plus simple des questions, formulée entre autres par le titre El País : “Pourquoi les trains sont-ils entrés en collision ?”
Pour tenter d’y répondre, ABC remonte le fil de la matinée. À 7 h 54, écrit le journal madrilène, un train à grande vitesse de la compagnie Iryo a quitté la gare d’Atocha, à Madrid, en direction de Séville. “Six minutes plus tard”, un TGV (AVE, en espagnol) de la Renfe (l’équivalent espagnol de la SNCF) a quitté cette même gare et emprunté cette même voie allant vers le sud.
À 8 h 53, au kilomètre 118 de l’axe Madrid-Andalousie, à hauteur de la commune d’Urda, en Castille-La Manche, l’AVE a percuté par l’arrière l’Iryo, qui était à l’arrêt, à une vitesse “inconnue”, mais probablement très élevée. “La vitesse maximale autorisée sur ce tronçon, en conditions normales de circulation, est de 200 km/h”, signale ABC.
Un dysfonctionnement “connu”, mais “rare”
Comment est-ce possible ? La question occupe l’esprit des médias d’outre-Pyré
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La presse espagnole réclame des comptes à Pedro Sánchez après la catastrophe ferroviaire d’Urda
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