Une crue dévastatrice a fait au moins 95 morts, mercredi 26 août, au Népal, où 384 touristes sont portés disparus, selon les autorités locales. Cette catastrophe a en outre fait au moins trois morts et 265 disparus au Tibet, d’après les autorités chinoises.
« A ce stade, 95 décès ont été confirmés », a dit le porte-parole de la police népalaise, Abi Narayan Kafle. Un premier bilan faisait état de 19 morts. « Un premier décompte fourni par les entreprises du tourisme et les agences de voyages a permis d’identifier 384 touristes, dont 291 étrangers et 93 Népalais, qui sont portés disparus dans les zones touchées », a fait savoir, de son côté, l’Office national du tourisme népalais.
« Je vous demande de faire preuve de patience. Le gouvernement prend entièrement en charge les opérations de secours, les soins médicaux, ainsi que votre hébergement et votre alimentation. Face à une telle catastrophe, nous devons tous rester unis », a déclaré le premier ministre népalais, Balendra Shah, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
L’UE active son système de surveillance par satellite
L’Union européenne a activé son système de surveillance par satellite, Copernicus, « pour contribuer à cartographier les zones touchées au Népal et soutenir les opérations de secours », a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur X. « Nous sommes prêts à fournir une aide européenne supplémentaire », a-t-elle ajouté.
Des images diffusées par la police népalaise ont montré les eaux de la crue déferlant dans une rivière et emportant des maisons sur leur passage, et des photos de l’Agence France-Presse (AFP) montraient le dernier étage d’une habitation émergeant d’un sol boueux.
La police a diffusé sur les réseaux sociaux les images d’une énorme vague déferlant dans une vallée dans l’Himalaya, dans un district frontalier avec la Chine.
La crue a frappé Syabrubesi, point de départ du célèbre trek du Langtang, et d’autres zones fréquentées par les voyageurs pour le pèlerinage hindou vers le Kailash Mansarovar. L’armée a annoncé y avoir dépêché des hommes et des hélicoptères.
Dans un premier temps, l’agence de presse Chine nouvelle avait fait état « de nombreuses victimes et disparus au poste frontière de Gyirong », dans la région du Tibet (nord-ouest du pays). Situé dans l’Himalaya, il s’agit d’un point de passage terrestre majeur entre les deux pays. Des images diffusées par la télévision publique CCTV montrent des eaux tumultueuses charriant des branches et des débris, ainsi qu’une route inondée.
« La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues, évacuer et reloger les habitants en danger, soigner rapidement les blessés et réduire au maximum le nombre de victimes », a assuré le président chinois, Xi Jinping, cité par Chine nouvelle. Généralement, le dirigeant ne s’exprime après des catastrophes que lorsque le bilan humain est lourd.