La plupart des maladies causées par une bactérie, un champignon ou autre parasite a besoin de l’eau à un moment de son cycle. De quoi imaginer que ces infections puissent disparaître avec les sécheresses. Mais “des travaux de recherche émergents montrent qu’un monde plus sec est souvent un monde plus malade”, explique Grist.

“Alors que les cas de certaines infections – comme la schistosomiase [une maladie parasitaire tropicale causée par un vers] ou le paludisme – peuvent chuter de façon spectaculaire quand les étangs et les lacs s’assèchent, d’autres – comme le choléra, la fièvre du Nil occidental et la dengue – finissent par exploser”, détaille le site américain consacré aux questions environnementales.

Les points d’eau, bouillons de culture

Pour comprendre pourquoi certains agents pathogènes dépendant de l’eau prospèrent en son absence, c’est-à-dire résoudre ce “paradoxe sécheresse-maladie”, Tara Stewart Merrill, du Cary Institute of Ecosystem Studies, dans l’État de New York, et Pieter Johnson, de l’université du Colorado à Boulder, ont compilé une centaine d’études. Leur analyse a permis de mettre en évidence les mécanismes qui expliquent la survie voire la prospérité d’un pathogène lors d’une sécheresse. Cela fait l’objet d’un article scientifique publié dans Trends in Eco