Mahrang Baloch savait à quoi s’attendre et le verdict, prononcé lundi 22 juin, fut pour elle sans surprise. Dans le collimateur des autorités de longue date, la militante des droits humains pakistanaise a été condamnée à la prison à vie pour « terrorisme » et pour « meurtre » par un tribunal de Quetta, la capitale du Baloutchistan, province située aux confins du Pakistan, de l’Iran et de l’Afghanistan.
La femme de 33 ans a été jugée aux côtés d’un autre dirigeant de son organisation, le Comité Baloch Yakjehti (BYC), pour la mort d’un paramilitaire lors d’un rassemblement qualifié d’« illégal » dans la ville portuaire de Gwadar, en juillet 2024. Selon le jugement, les deux activistes auraient incité une foule à s’en prendre à un véhicule des forces de l’ordre. Des accusations qu’ils ont toujours niées.
Mahrang Baloch croupit en prison depuis son arrestation en mars 2025. Elle a par la suite été inculpée dans des dizaines d’autres affaires, selon sa sœur Nadia Baloch. Engagée depuis son adolescence contre les enlèvements et les assassinats extrajudiciaires, monnaie courante dans cette région, elle est devenue la figure de proue de la cause de la minorité ethnique baloutche et la bête noire des autorités.
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