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Géopolitique

Au Royaume-Uni, Andy Burnham tente de ravir la circonscription de Makerfield, tremplin pour succéder à Keir Starmer

Les dirigeants travaillistes affluent pour soutenir le maire du Grand Manchester à la législative partielle du 18 juin. L’élu ambitionne de remplacer le premier ministre à Downing Street. Mais l’extrême droite de Reform UK pourrait l’emporter.

Au Royaume-Uni, Andy Burnham tente de ravir la circonscription de Makerfield, tremplin pour succéder à Keir Starmer
HaitiCreoleRadio.com

Les voitures ne cessent d’arriver sur le parking du Stubshaw Cross Club, dans le nord d’Ashton-in-Makerfield, l’une des communes de la circonscription de Makerfield (dans le nord-ouest de l’Angleterre). Grosses cylindrées, véhicules plus modestes : le ban et l’arrière-ban du Parti travailliste convergent, lundi 1er juin, vers ce centre sportif réquisitionné par le parti de la gauche britannique, dans le cadre d’une élection parlementaire partielle inédite. Militants, députés, ministres : ils se relayent depuis fin mai pour soutenir la candidature d’Andy Burnham, l’ambitieux maire du Grand Manchester.

L’enjeu du scrutin qui se tiendra le 18 juin va bien au-delà de ces ex-villages miniers éparpillés dans la campagne, entre Manchester et Liverpool. Si Andy Burnham est élu et retourne au Parlement de Westminster, cet ancien ministre de Tony Blair et de Gordon Brown, âgé de 56 ans, figure la plus populaire du Labour, a prévenu qu’il contestera immédiatement le leadership du premier ministre Keir Starmer, pour tenter de le déloger de Downing Street.

Des militants entrent et sortent du centre sportif, les bras chargés de tracts et de bannières rouges barrés du slogan de campagne : « Vote Andy, for us » (« votez Andy, pour nous »), accompagnés de l’effigie stylisée d’Andy Burnham, regard perçant et épais sourcils. Pas question de mentionner le Labour, encore moins Keir Starmer, le premier ministre, peu charismatique, étant devenu un repoussoir auprès des électeurs. Aux élections locales du 7 mai, c’est le parti de droite radicale Reform UK qui est arrivé en tête, loin devant le Labour, qui a encaissé une défaite historique, notamment dans ses bastions du nord et du centre de l’Angleterre.

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