Zeinab Obani est aux fourneaux, occupée à préparer des spaghettis bolognaise. La jeune femme de 21 ans donne un coup de main plusieurs fois par semaine dans le centre de jeunesse High Oak, à Dudley, une cité du centre de l’Angleterre, au cœur du « pays noir », ainsi surnommé en raison des nombreuses mines de charbon qui l’émaillaient autrefois. Le reste du temps, elle cherche désespérément du travail. « J’ai postulé à plus de 100 emplois dans la petite enfance, la vente et l’administration », dit-elle. Son CV est écarté avant qu’elle n’atteigne le stade de l’entretien. « La plupart des emplois requièrent de l’expérience, mais personne ne veut me donner l’occasion d’en acquérir », déplore-t-elle.
Zeinab Obani fait partie d’une cohorte grandissante de jeunes Britanniques qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. Comme elle, à Dudley, 21,5 % des 16 -24 ans sont des « NEET » (Not in Education, Employment or Training), selon l’Office national de la statistique. Sur le premier trimestre 2026, ils étaient 1 012 000 dans l’ensemble du pays, soit 13,5 % des jeunes. C’est nettement plus qu’en 2021 (9,7 %) et que dans l’ensemble de l’Union européenne (9 %), selon les derniers chiffres d’Eurostat. Seule la Roumanie fait pire que le Royaume-Uni, avec un taux de 16,5 %.
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