À 18 ans, Jakub Dziewirz se servait de la bibliothèque de l’université de Hull [nord-est de l’Angleterre] comme d’une salle de marchés. Au lieu de dissertations de droit, son écran était rempli de lignes rouges ou vertes. Son téléphone vibrait à chaque message Telegram. Sa vie était rythmée par les ordres de vente et d’achat des algorithmes qui lui indiquaient quand et sur quelles valeurs miser.
C’est par le biais du compte Instagram d’un camarade d’université expliquant comme faire de l’argent avec son téléphone que Dziewirz a découvert le marché des changes, ou forex. Il a été mis en contact avec une personne se faisant appeler @Jamie. tradesfx. Quand Jamie ne posait pas sur le capot d’une Lamborghini, on le voyait, Rolex au poignet, en train d’envoyer des messages depuis le siège en cuir de sa voiture, ou gonflant les biceps devant les gratte-ciel de Dubaï.
“Je vais devenir richissime !”
Dziewirz a confié 350 livres [plus de 400 euros] au courtier offshore de Jamie et a copié ses ordres de vente et d’achat sur Telegram. Au bout d’une semaine, sa mise avait atteint les 4 000 livres [plus de 4 600 euros]. Dziewirz s’est empressé d’annoncer la bonne nouvelle à ses parents, des Polonais installés au Royaume-Uni depuis douze ans. “Je vais devenir un richissime tradeur sur le march
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Wirecard, cet énorme scandale financier qui éclabousse l’Allemagne
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