Le régulateur britannique des médias et télécommunications a annoncé jeudi 16 juillet une enquête contre TikTok, pour déterminer si cette plateforme de partage de vidéos a manqué à ses obligations de « protection des enfants contre l’exposition à des contenus nuisibles ».
« Cette enquête visera à établir s’il existe des motifs raisonnables de croire que TikTok n’a pas respecté, ou ne respecte pas, ses obligations légales (…) notamment en utilisant un dispositif de vérification de l’âge hautement efficace pour établir correctement si un utilisateur est ou n’est pas un enfant », précise l’Ofcom sur son site Internet.
Déjà dans le viseur des autorités britanniques, la plateforme de partage de vidéos, propriété du groupe chinois ByteDance, fait l’objet de sanctions et de restrictions croissantes à travers le monde.
Le même régulateur lui avait imposé il y a deux ans une amende de près de 2 millions de livres pour avoir failli à fournir dans les temps des informations réclamées sur sa fonction de sécurité du contrôle parental.
Le Royaume-Uni a durci sa législation
L’année précédente, la plateforme s’était vu imposer une amende plus lourde, de 12,7 millions de livres, par le « gendarme » britannique de la protection des données, l’ICO, pour utilisation « illégale » de données personnelles d’enfants.
« L’ouverture d’une enquête ne signifie pas que l’Ofcom a conclu que le fournisseur a manqué à ses obligations », déclare jeudi le régulateur, qui prévient toutefois être en mesure d’imposer des amendes allant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise.
Le Royaume-Uni a durci l’an dernier sa législation sur la sécurité en ligne des enfants avec l’introduction d’une loi visant à empêcher les mineurs d’être exposés à des contenus liés au suicide, à l’automutilation, aux troubles alimentaires et à la pornographie, entre autres.
« Nous veillons rigoureusement à offrir des expériences adaptées à chaque tranche d’âge », a réagi TikTok dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse. « Nous sommes convaincus de respecter nos obligations » découlant de la loi britannique « et nous travaillerons avec l’Ofcom pour le démontrer ».