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Au Venezuela, un chef indigène enlevé par des guérilleros colombiens retrouvé mort

Le leader autochtone Julio Rodriguez avait été kidnappé, le 2 août, dans une localité minière du sud du pays, près de la Colombie. Le territoire de son peuple, les Jivi Ekunay, abrite une partie des richesses souterraines du Venezuela.

Au Venezuela, un chef indigène enlevé par des guérilleros colombiens retrouvé mort
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Un chef indigène enlevé le 2 août par des guérilleros dans une localité minière du sud du Venezuela, près de la Colombie, a été retrouvé mort, a fait savoir, mardi 11 août, l’ONG Provea de défense des droits de l’homme.

« L’assassinat du capitaine autochtone [chef indien] du peuple Jivi Ekunay, Julio Rodriguez, qui se trouvait en situation de disparition forcée depuis huit jours, après avoir été enlevé par de présumés membres des dissidences des FARC est confirmé », écrit l’ONG, généralement bien renseignée sur ce qui se passe dans cette zone.

Provea « exige une enquête et des sanctions rapides contre les responsables de cet acte, ainsi que l’adoption de mesures urgentes pour sauvegarder la vie et les territoires des peuples autochtones ».

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Les territoires autochtones du Venezuela abritent une grande partie des richesses minières du pays, qui possède les plus grandes réserves de pétrole du monde et dispose également d’or, de diamants, de bauxite, de coltan et de terres rares, notamment dans l’Arc minier.

« Quarante-huit autochtones assassinés »

Selon des ONG comme Provea, les guérillas colombiennes de l’Armée de libération nationale (ELN) ou des dissidences des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) contrôlent des secteurs entiers des zones minières dans des régions proches de la frontière avec la Colombie, avec souvent l’accord des forces de sécurité locales.

Selon Provea, « plus de 48 autochtones appartenant aux peuples Pemon, Warao, Jivi, Yanomami, Piaroa et Wayuu ont été assassinés par des agents de la force publique et des acteurs non étatiques – y compris des membres présumés des dissidences des FARC et de l’ELN – depuis 2010, dans divers conflits qui se sont déroulés sur des territoires autochtones sous contrôle militaire ou disputés par des gouvernances criminelles ».

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En avril, la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, a fait approuver sous la pression de Washington, une loi minière favorable à l’investissement privé, notamment étranger. Des experts estiment toutefois que la présence de groupes armés complique les investissements et peut décourager des opérateurs.

Le Monde avec AFP

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