Lors de la Conférence nationale du handicap, le 4 septembre, Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (TND) sur la période 2027-2032. Depuis 2005, cinq plans autisme et stratégies TND se sont succédé. Ces politiques ont permis un « bond en avant considérable, estime Caroline Demily, psychiatre et directrice du centre d’excellence IMind à Lyon. Il reste du travail à faire, mais je pense que l’on peut se satisfaire des avancées actuelles ».
Parmi ces dernières, on retrouve la mise en place de plateformes de coordination et d’orientation depuis 2019. S’appuyant sur un réseau de professionnels libéraux, elles visent à repérer les enfants de moins de 12 ans susceptibles de présenter des troubles du neurodéveloppement – trouble du spectre de l’autisme (TSA), de l’attention, du développement intellectuel, des apprentissages… – et à les orienter vers les spécialistes compétents. Les soins sont sans reste à charge pour les familles.
En revanche, la situation ne s’est guère améliorée du côté des adultes, selon Danièle Langloys, présidente de l’association Autisme France. « Il y a encore extrêmement peu d’équipes expertes capables de poser un bilan digne de ce nom. L’immense majorité des adultes autistes, qu’ils aient des troubles sévères ou non, n’ont jamais reçu le moindre diagnostic », fustige-t-elle.
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