Le slogan de campagne de Donald Trump, « Drill, baby, drill » (« fore, bébé, fore »), est peut-être en passe de devenir réalité, un an et demi après son retour au pouvoir. Depuis quelques semaines, les Etats-Unis ont renversé la tendance du début de l’année, en augmentant leur production de pétrole grâce à l’ouverture de nouveaux puits. Un changement de stratégie des compagnies pétrolières qui a davantage à voir avec la guerre en Iran, la fermeture du détroit d’Ormuz et l’explosion du prix du baril qu’avec les politiques menées par la Maison Blanche depuis un an et demi.
Il ne s’agit pas encore d’une ruée. Selon les données du cabinet Baker Hughes, le nombre total de puits de pétrole (le solde entre ceux qui ferment et ceux qui ouvrent) a augmenté de 18 aux Etats-Unis au mois de mai. Le pays compte désormais 425 puits actifs, alors que le chiffre stagnait autour de 410 depuis le début de l’année. L’essentiel des nouveaux forages a lieu dans le bassin permien, au Texas, le plus grand gisement de pétrole de schiste du pays, exploité par fracturation hydraulique malgré un coût environnemental très élevé.
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