On ne parie pas contre Elon Musk. C’est la maxime qui se répète à Wall Street et dans la Silicon Valley, tant l’entrepreneur fondateur de SpaceX et développeur de Tesla a déjoué les pronostics par le passé. Il en est un peu de même dans la foulée de l’introduction en Bourse vendredi 12 juin de SpaceX, qui vaut environ 2 500 milliards de dollars (2 170 milliards d’euros).
A regarder les chiffres, tout cela n’est que théorique, avec une entreprise valorisée plus de 100 fois son chiffre d’affaires. Sauf que dans cette course, celui qui gagne est celui qui transforme le papier en or. Et c’est ce qu’a fait SpaceX en annonçant dès mardi 16 juin, le rachat pour 60 milliards de dollars de la société éditrice du logiciel de codage assisté par intelligence artificielle (IA) Cursor, selon un document déposé mardi auprès de la Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain.
Tout en actions, rien en cash : le « papier » permet de racheter des entreprises bien réelles. Cursor rivalise avec Claude Code d’Anthropic et Codex d’OpenAI grâce à un outil de développement logiciel qui aide les entreprises à coder plus rapidement. L’entreprise a connu une croissance fulgurante : son chiffre d’affaires annualisé – une extrapolation des revenus des douze mois à venir fondée sur les ventes récentes – est passé en 2025 de 100 millions à 1 milliard de dollars et atteignait début juin 4 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal.
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