Le sidérurgiste chinois Jingye Steel a exigé, dimanche 19 juillet, une indemnisation et menacé le gouvernement britannique d’une action en justice après la nationalisation par le Royaume-Uni du groupe British Steel, jusqu’alors détenu par l’entreprise chinoise.
Jingye « défend fermement ses droits et intérêts légitimes, et cherchera à obtenir une indemnisation intégrale par des voies légales jusqu’au bout », a déclaré le groupe chinois dans un communiqué publié sur son compte officiel WeChat.
L’entreprise avait racheté British Steel en 2020. Londres avait déjà pris, de fait, le contrôle de l’entreprise en avril 2025 pour éviter la fermeture des deux derniers hauts fourneaux au charbon du pays, à Scunthorpe, dans le nord de l’Angleterre.
Le Royaume-Uni avait confirmé en mai son intention de nationaliser British Steel, au nom de la « sécurité nationale ». La décision a finalement reçu mercredi l’assentiment royal, dernière étape du processus législatif au Royaume-Uni.
« Sécurité nationale »
Cette mesure « garantit l’avenir de la production d’acier au Royaume-Uni, protège des emplois qualifiés et préserve une capacité nationale vitale », avait affirmé le premier ministre sortant, Keir Starmer.
Le ministère du commerce chinois avait réagi vendredi, exprimant son « fort mécontentement » dans un communiqué, et accusant Londres de prendre de force le contrôle de British Steel « sous le prétexte de la sécurité nationale ».