Le gouvernement américain a confirmé ce mardi la libération du prisonnier Robert Gilman, rapatrié aux États-Unis à la suite d’une grâce accordée par Vladimir Poutine. Le président russe a agi sur un “fondement humanitaire”, a affirmé Donald Trump sur son média Truth Social.
L’affaire commence en janvier 2022. Alors qu’il voyage dans un train reliant Soukhoumi, capitale de la république autoproclamée d’Abkhazie, à Moscou, le professeur d’anglais est placé en état d’arrestation à Voronej, une grande ville du sud de la Russie, pour violences sur un policier. Selon le comité de soutien de Gilman, cet ancien membre de la marine américaine aurait infligé “accidentellement” un coup de pied à un membre des forces de l’ordre, après s’être soudainement senti souffrant.
Les circonstances de l’arrestation restent floues : la presse russe invoque généralement un état d’ébriété pour expliquer le comportement de Gilman, présenté comme un “illustre débauché” par le tabloïd pro-Kremlin Komsomolskaïa Pravda. Les articles relatant l’affaire évoquent aussi des problèmes de passeport pour ce ressortissant américain d’origine russe, ainsi qu’une visite familiale improvisée.
Stupeur dissociative
Initialement condamné à quatre ans et demi de prison, Gilman ne s’est pas arrêté là, ironise Komsomolskaïa
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