Bruxelles a validé, vendredi 22 mai, des aides de l’Etat français d’un montant de 13 millions d’euros pour soutenir les pêcheurs touchés par l’augmentation des prix des carburant, liée à la guerre au Moyen-Orient. Ce soutien public au secteur de la pêche équivaut à 20 centimes d’euros par litre de carburant en avril et 35 centimes par litre en mai.
Cette mesure temporaire est « nécessaire, appropriée et proportionnée », a jugé la Commission européenne, qui insiste sur le rôle de la pêche dans la sécurité alimentaire. L’aide n’est pas de nature « à fausser les conditions de concurrence de manière contraire à l’intérêt commun », selon la Commission.
A la fin d’avril, l’exécutif européen a adopté un cadre plus souple en matière d’aides d’Etat afin de permettre aux Vingt-Sept de soutenir leur économie quant aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Le dispositif européen, en vigueur jusqu’à la fin de l’année, concerne les secteurs les plus touchés, comme l’agriculture, la pêche, les transports et les industries énergivores.
Enveloppe de 710 millions d’euros
Le gouvernement a détaillé, jeudi, les nouvelles aides instaurées pour soutenir l’activité économique. Depuis la fin de février, le blocage du détroit d’Ormuz a provoqué une envolée des prix du pétrole, du gaz et des engrais.
Le ministre des comptes publics, David Amiel, a annoncé une enveloppe de 710 millions d’euros de nouvelles aides pour les secteurs et les travailleurs les plus en difficulté. Les aides accordées aux secteurs de la pêche et de l’agriculture sont reconduites pour trois mois. Ces aides sont respectivement de « 30 à 35 centimes d’euros par litre de gazole » pour les pêcheurs, selon « le cadre défini par la Commission européenne », et de « 15 centimes par litre de GNR [gazole non routier] pour les agriculteurs », a déclaré la ministre déléguée à l’énergie, Maud Bregeon.