Pendant des siècles, les Français ont traité la bière* avec le même mépris que les petits-déjeuners roboratifs ou les heures d’ouverture pratiques pour les magasins. La bière, c’est, ou c’était, ce que buvaient les étrangers : les Allemands, les Belges et, pire que tout, les Anglais*. Aussi, le rapport publié [le 12 mai] par l’Organisation internationale de la vigne et du vin tombe-t-il avec le bruit discret mais dévastateur d’une baguette congelée lâchée d’un balcon de Montmartre.

En 2025, pour la première fois de l’histoire, officiellement, les Français ont bu plus de bière que de vin : 22,1 millions d’hectolitres de bière, contre 22 millions de vin. La consommation de vin par habitant s’est effondrée, passant de 120 litres par an dans les années 1960 à moins de 40 aujourd’hui. Le président Macron, qui assure qu’il en boit deux verres par jour, ressemble de plus en plus à un homme qui défend héroïquement une ligne Maginot gastronomique.

Puisque les Français comprennent désormais que les rosbifs* avaient raison depuis le début au sujet de la bière, on ne peut que se poser la question : que pourrions-nous encore leur apprendre ? Je vous soumets ici ma modeste liste personnelle.

Ma liste toute subjective

L’excentricité. En France, le ridicule est synonyme de mort sociale. Il faut