Depuis trois mois, les touristes ont déserté certaines des destinations tropicales les plus prisées. C’est en particulier le cas des îles de l’océan Indien : les Maldives, les Seychelles, l’île Maurice ou encore le Sri Lanka.

Toute la région reste très dépendante pour ses liaisons aériennes de compagnies telles qu’Emirates, Etihad Airways ou Qatar Airways, explique Bloomberg. Or ces compagnies ont dû annuler des centaines de vols. Quant à celles qui desservent ces destinations au départ des capitales européennes, elles doivent désormais emprunter des routes passant le plus loin possible des zones de conflit, ce qui allonge les vols de plusieurs heures et coûte cher en kérosène – d’où une spectaculaire flambée des prix.

“Si les compagnies aériennes internationales ne viennent pas, nous sommes condamnés”, affirme le directeur de Trans Maldivian Airways, une petite compagnie qui assure des liaisons en hydravion entre les îles de l’archipel des Maldives. Ici, l’enjeu est crucial : le tourisme représente près de 30 % de l’activité économique du pays et 60 % de ses recettes en devises. Par rapport à 2025, les arrivées ont chuté de 22 % en mars-avril. Le manque à gagner du secteur se chiffre à 500 millions de dollars (près de 430 millions d’euros) et des milliers d’emplois sont menacés