De loin, la bâtisse ressemble à un décor en carton-pâte sorti d’un film à petit budget. Pourtant, le président colombien élu, Abelardo de la Espriella, a bel et bien décidé de faire de cette “Maison-Blanche tropicale”, comme l’ont baptisée des médias colombiens tels que El Cronista, l’une de ses résidences officielles.

Affichant son ambition de contrebalancer le poids administratif de la capitale, Bogota, Abelardo de la Espriella a promis d’entamer, dès son investiture, le vendredi 7 août, une réforme constitutionnelle destinée à reconnaître officiellement Barranquilla comme “capitale alternative”. Située dans le département d’Atlántico et donnant sur la mer des Caraïbes, elle est la quatrième ville la plus peuplée du pays.

“Fini l’oubli, fini le centralisme. Dans quelques jours, un enfant des Caraïbes prendra place sur le trône de Bolívar et tiendra la promesse qu’il a faite pendant la campagne : gouverner depuis les régions et pour les régions”, a-t-il proclamé le 23 juillet dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et citée par El País América.

Barranquilla est ainsi amenée à accueillir de nombreux centres décisionnaires… dont cette fameuse résidence présidentielle. Le Batallón Paraíso est un complexe militaire actuellement en travaux, avec 400 ouvriers mobilisés pour s