La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a qualifié, mardi 9 juin, de « provocation » les protestations d’enseignants qui bloquent des rues de la capitale, Mexico, à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde de football 2026.
Claudia Sheinbaum, qui a promis lundi une cérémonie d’ouverture « dans la paix », a estimé lors de sa traditionnelle conférence de presse matinale que les manifestations des enseignants, qui maintiennent un campement à quelques pâtés de maisons de la fan-zone dans le centre historique, « ne s’expliqu[aient] pas ». « Nous y voyons une provocation. »
Un groupe dissident du syndicat de l’éducation (la Coordination nationale des travailleurs de l’éducation, la CNTE) est en grève depuis la semaine dernière pour exiger une augmentation de salaires et l’abrogation d’une loi sur les retraites. Claudia Sheinbaum a appelé au dialogue et a exclu de donner l’ordre à la police de réprimer les manifestations, qui comprennent des blocages d’avenues et la destruction de statues liées au Mondial.
De nouvelles manifestations jeudi
Mercredi dernier, un groupe de manifestants avait fait irruption dans le ministère de l’éducation à Mexico, lors d’une nouvelle journée de protestation. « Ils veulent nous amener à une répression à l’approche de la Coupe du monde », avait alors regretté la présidente, affirmant : « Nous ne céderons pas à la provocation. »
Le Mexique organise pour la troisième fois une Coupe du monde de football, cette fois conjointement avec les Etats-Unis et le Canada.
Le syndicat CNTE a appelé à de nouvelles manifestations jeudi, jour où le Mexique affrontera l’Afrique du Sud lors du match d’ouverture du Mondial.
Claudia Sheinbaum n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture au stade Azteca mais devrait en principe se rendre sur la place de la Constitution (Zocalo), dans le centre historique de Mexico. « Nous allons voir comment évolue la situation avec les enseignants », a-t-elle ajouté.