Les Bleus étaient en vert menthe, les rouges sans leur star Erling Haaland au coup d’envoi : quatre jours après l’orage de France-Irak, l’air était chargé de moins de tension à Boston pour France-Norvège, sur lequel planait un parfum de troisième match de poule entre deux sélections déjà qualifiées. Il n’empêche : la France se présentait “avec toute la force” de ses titulaires habituels en attaque, menée par “l’enfant-roi Kylian Mbappé”, écrivait en préambule le site britannique FourFourTwo. C’est finalement une autre vedette de l’attaque des Bleus qui lui a volé la vedette, Ousmane Dembélé, auteur d’un triplé qui a lancé la France vers une large victoire (4-1).

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En tribunes, où les supporteurs norvégiens faisaient honneur à leur statut de coup de cœur de la compétition, “la bataille” était “d’ores et déjà remportée par les Vikings” avant le coup d’envoi, observait Le Soir. Sur le terrain, leurs favoris ont ramé davantage en première mi-temps, balayés par une équipe de France faisant “feu de tout bois”. Marca savourait même une “démonstration de puissance” de la France et d’un Ousmane Dembélé qui a “dévoré la Norvège”.

Et maintenant, la Suède ?

Au bout de 32 minutes de jeu, le Ballon d’or avait déjà marqué un triplé, pas loin d’être celui inscrit le plus tôt dans un match dans l’histoire de la Coupe du monde, derrière celui de l’Autrichien Erich Probst “après seulement 24 minutes lors d’un match du premier tour contre la Tchécoslovaquie en 1954”, informait en direct le Guardian.

La seconde mi-temps a été beaucoup moins spectaculaire, avec plusieurs occasions norvégiennes, dont un penalty concédé par Théo Hernandez mais arrêté par Mike Maignan. Le tout formait “un match étrange”, analysait le Guardian, qui relevait le paradoxe d’un score final “peu flatteur pour la France”, au vu de toutes ses occasions de but, alors qu’elle a aussi été mise en danger.

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“Les Bleus auront fait l’inverse de ce qu’ils ont produit face au Sénégal, en étant très dynamiques en première période puis en gestion en seconde”, estimait de son côté Le Soir. Malgré tout, Désiré Doué, coéquipier d’Ousmane Dembélé au Paris Saint-Germain, ajoutait un quatrième but dans le temps additionnel.

Avec cette victoire, la troisième en trois matchs avec dix buts marqués, les Tricolores terminent en tête du groupe I. “Il est presque sûr, à 99 %, constatait le Dagens Nyheter, que les Français seront les adversaires de la Suède en seizième de finale”, mardi 30 juin. Les Bleus n’en ont sans doute pas fini avec les Vikings.