“Il est un homme étrange venu des collines, se lamente un chasseur devant le roi dans L’Épopée de Gilgamesh. Il a recouvert les trappes que j’ai creusées, il a détruit les filets que j’ai tendus, il a aidé les bêtes à s’échapper.”
Il y a quatre mille ans, l’humanité gravait sa première histoire en écriture cunéiforme, et maintenant je me tiens sur le parking de la mairie du village de Hawkesbury Upton. Je suis sur le point de rencontrer Weasel [“Belette”], qui n’est pas un “homme étrange”, mais une enseignante à la retraite, une septuagénaire qui adore le golf et chante dans une chorale.
Toutefois, comme Enkidou dans l’antique récit, elle consacre une grande partie de son temps à libérer des bêtes, recouvrir des trappes et détruire des filets. Weasel est une saboteuse de chasse. Avec des centaines d’autres dans tout le Royaume-Uni, elle organise chaque semaine des interventions à la campagne pour sauver des renards, des visons, des lièvres et des cerfs de leur funeste sort. Une activité qui a commencé en 1964.
Un réseau flou de cellules autonomes
D’ici une heure, chevaux et meutes vont déferler sur quelque 22 000 hectares de la campagne du sud du Gloucestershire, pour la “clôture” de la Beaufort Hunt – la dernière “chasse à courre simulée” de la saison, et peut-être même la dern
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-57%)
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
En France, le second souffle de la chasse porté par les jeunes et les femmes
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !