“Des convois de poids lourds traversant le désert de la péninsule arabique sont devenus une soupape de sécurité pour l’économie mondiale”, constate le quotidien américain The Wall Street Journal, qui rappelle qu’une chaîne de supermarchés émiratie a même “envoyé des camions chargés de produits alimentaires britanniques” pour un “voyage de seize jours depuis le Kent, en Grande-Bretagne, à travers l’Europe occidentale, puis l’Égypte et l’Arabie saoudite” pour apporter “chips, flacons d’avoine et sucreries pour enfants” jusqu’à Dubaï.

S’il s’agit d’un cas extrême, il n’en reste pas moins que, depuis le blocage du détroit d’Ormuz, “la totalité des grandes compagnies maritimes, y compris MSC, Maersk, CMA-CGM et Hapag-Lloyd, ont lancé des lignes de camionnage” à travers la péninsule, souligne le journal émirati Al-Bayan. Il s’agit non seulement d’approvisionner les habitants de la péninsule, mais aussi d’assurer certaines exportations. Voire de faire la jonction avec l’Irak, la Jordanie et jusqu’à la Turquie”.

Un manque cruel d’infrastructures ferroviaires

Il existe des projets de chemins de fer, annoncés à de multiples reprises et toujours remis à plus tard, et notamment celui d’une ligne ferroviaire pour relier l’ensemble des pétromonarchies, d’Oman, dans le Sud, au Koweït, dans le