[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 12 avril 2025, et republié le 12 juin 2026.]

Casquette sur la tête, costume en tweed et (c’est exceptionnel) sans cigarette, David Hockney, 87 ans, vibrionne en tous sens et en fauteuil électrique, à travers les salles de la nouvelle rétrospective qui lui est consacrée à Paris. Cette exposition, qui donne à voir plus de 400 œuvres produites sur pas moins de sept décennies, est sa plus grande à ce jour – sa “biggest”, comme dirait cet artiste qui a tant joué avec l’adjectif bigger [“plus grand”, souvent utilisé dans le titre de ses créations].

Alors, que ressent-on à voir sa carrière si glorieusement retracée quand on est l’artiste britannique vivant le plus populaire ? “C’est fantastique”, me dit-il dans un sourire, le regard pétillant derrière ses lunettes rondes jaune canari. “Je suis toujours là !”

Un euphorisant “chant du cygne”

Fantastique, voilà bien le mot. Programmée pour coïncider avec la saison favorite de l’artiste [le printemps], dans un bois de Boulogne en pleine éruption de sève et de bourgeons, “David Hockney 25” est tout autant une célébration joyeuse et entraînante qu’un récapitulatif de l’œuvre d’un peintre adoré, et brillantissime.

Sur les façades ondoyantes et argentées de la Fondation Louis Vu