Une attaque dans un magasin d’armes du canton de Bâle-Campagne le 26 juillet. Une opération similaire, quatre jours plus tôt, dans le canton de Glaris. Une armurerie du canton de Lucerne dévalisée la semaine précédente. Deux casses à Sion et une tentative d’effraction à Genève au début de l’été. D’après Le Temps, toute la Suisse est concernée par une importante vague de braquages d’armureries.

Il y a eu, d’après les données de la police, 13 cambriolages de ce type depuis le début de l’année, ainsi que 22 tentatives de cambriolage. Et dans la plupart des cas, le modus operandi était similaire. “Ces infractions sont majoritairement attribuées à des groupes criminels originaires de France, explique le quotidien libéral genevois. [Ils] recourent au mode opératoire du crime-as-a-service (littéralement ‘crime-en-tant-que-service’), où le délit est sous-traité à des mineurs ou à de jeunes adultes recrutés sur des réseaux sociaux comme Snapchat ou TikTok.”

Parmi les jeunes recrutés, quelques Suisses, mais aussi beaucoup de ressortissants de l’Hexagone biberonnés au “rap français” et à ses histoires de “gangsters, de bolides, de montres de luxe et d’argent facile”, estime le diffuseur public germanophone Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). “Or, c’est exactement cela qu’on leur promet en