Incongrue, cette photo en gros plan de grêlons, en couverture du numéro daté du 28 mai de l’hebdomadaire britannique Nature ? Oui à première vue, mais, en y réfléchissant, cela tombe sous le sens. Car, si la chaleur exceptionnelle que l’Europe a connue à la fin de mai est une manifestation du dérèglement climatique, la grêle l’est aussi.

Shiyi Zhang, de l’université de Pékin, et ses collègues publient une étude qui montre qu’à l’échelle planétaire le potentiel destructeur des orages de grêle et le coût des dégâts occasionnés seront de plus en plus problématiques. Car les vents violents ainsi que la hausse des températures et de l’humidité favorisent la formation de grêlons de grande taille (supérieure à 30 millimètres de diamètre).

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“Au cours des deux dernières années, rappellent les auteurs, des orages de grêle ayant causé des dégâts se chiffrant en milliards de dollars américains se sont produits à plusieurs reprises, notamment à Denver (États-Unis), à Paris (France, le 3 mai 2025) et à Pékin (Chine, le 13 mai 2025), ces deux derniers étant sans précédent dans les archives historiques.”

En utilisant des modèles de simulation, les chercheurs estiment que les dégâts potentiels des orages de grêle à l’échelle mondiale augmenteront d’environ 40 % d’ici à la fin du XXIe siècle. Avec toutefois une disparité régionale : les tropiques seront relativement épargnés, contrairement aux zones situées à des latitudes moyennes et élevées.