Un robot pour personnes âgées, baptisé “Xiao Le” [littéralement “Petit Bonheur”], se vend en ce moment comme des petits pains. Capable de rappeler à son propriétaire de prendre ses médicaments, de passer des appels vidéo pour lui, de lui tenir compagnie et de déclencher une alerte d’urgence en cas de besoin, il coûte moins cher qu’un smartphone de milieu de gamme. Trois mois après son lancement, il s’est déjà écoulé à plus de 100 000 exemplaires, acheté dans 80 % des cas par des enfants de personnes âgées.

Il faut dire qu’actuellement la Chine compte plus de 130 millions de seniors vivant seuls à leur domicile. Il manquerait près de 3 millions de soignants pour s’occuper d’eux, et il faut compter un délai d’attente moyen de plus de deux ans pour obtenir une place en maison de retraite.

Compte tenu des difficultés que pose la perte d’autonomie d’un aîné, qui perturbe souvent l’équilibre familial, les robots semblent être la solution idéale : ils ne se plaignent pas, ne prennent pas de repos, n’augmentent pas leurs tarifs et sont disponibles 24 heures sur 24. À première vue, ils n’ont que des avantages. Pourtant, on ne peut s’empêcher de se demander ce que nous déléguons exactement aux robots lorsque nous leur confions nos parents.

De quels soins parlons-nous ?

C’est indéniable :