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Donald Trump et Giorgia Meloni continuent de s’invectiver par réseaux sociaux interposés : « Ces attaques constantes et non provoquées sont insensées »

Le président américain reproche régulièrement à la présidente du conseil italien le fait que les avions de combat américains engagés dans la guerre au Moyen-Orient n’ont pu atterrir sur une base en Sicile.

Donald Trump et Giorgia Meloni continuent de s’invectiver par réseaux sociaux interposés : « Ces attaques constantes et non provoquées sont insensées »
HaitiCreoleRadio.com

Donald Trump a ravivé, samedi 20 juin, la dispute diplomatique avec l’Italie en martelant que la dirigeante du pays, Giorgia Meloni, l’avait harcelé pour une photo quelques jours plus tôt.

Giorgia « Meloni a demandé, encore et encore, une photo avec moi pendant la réunion du G7 en France », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, après avoir déjà provoqué la colère de Rome ces derniers jours. Dans un entretien téléphonique accordé à la chaîne télévisée italienne LA7 plus tôt cette semaine, Donald Trump avait en effet affirmé que Giorgia Meloni l’avait « supplié » de prendre une photo avec lui.

La dirigeante italienne avait diffusé vendredi, sur X, une vidéo dans laquelle elle s’est dite « consternée » par les déclarations « totalement inventées » de Donald Trump. « Je ne comprends pas pourquoi le président des Etats-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés – ce n’est d’ailleurs pas la première fois. »

Mais le président américain a persisté, samedi, en insistant : « Elle se débrouille mal en Italie en matière de popularité, peut-être parce qu’elle a tourné le dos aux Etats-Unis d’Amérique, un pays qui aime et protège vraiment l’Italie », ajoute-t-il sur Truth Social.

« Ces attaques constantes et non provoquées sont insensées. Quant à ma popularité, le fait d’être votre amie ne l’a pas favorisée, et elle ne dépend pas non plus de ma relation avec vous. Ma popularité dépend de ma capacité à défendre les intérêts nationaux de l’Italie, et c’est exactement ce que j’ai toujours fait (…) Quoi qu’il en soit, ma popularité ne vous regarde pas. Je vous suggère de vous concentrer sur la vôtre », lui a rétorqué Mme Meloni, dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux.

Le président américain, dans la suite de son message, fait référence à un manque de soutien selon lui de la Mme Meloni – mais aussi des autres Etats membres de l’OTAN – dans la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

« Elle ne nous a même pas laissé utiliser les pistes d’atterrissages ou les tarmacs, un désagrément important », a-t-il poursuivi, à propos du refus fin mars de l’Italie d’autoriser des avions de combat américains engagés dans la guerre au Moyen-Orient à atterrir sur une base en Sicile. « Maintenant que les Etats-Unis ont vaincu l’Iran militairement, elle veut de nouveau être amie afin de voir sa “côte remonter”. Non merci !!! », conclut Donald Trump dans son message.

« L’utilisation [des bases américaines en Italie] est régie par des accords que nous avons toujours respectés, et qui ne peuvent être enfreints tant que je suis première ministre. L’Italie reste une nation souveraine », lui a répondu sur ce point la présidente du conseil.

En avril, le président américain avait déjà critiqué Giorgia Meloni pour ce refus d’impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant « sous le choc » et déçu de son manque de « courage ».

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A la suite de l’interview donnée par Donald Trump, le ministre italien des affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé annuler sa visite aux Etats-Unis, prévue les 21 et 22 juin, et a condamné des « propos graves et offensants ».

Par conséquent, une conférence sur les liens d’affaires entre les Etats-Unis et l’Italie, qui devait avoir lieu lundi à Miami en présence du ministre italien et du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, a été annulée, a annoncé vendredi le département d’Etat américain.

La première ministre italienne, élue en octobre 2022 à la tête d’un gouvernement de coalition dominé par l’extrême droite, était jusqu’alors l’une des plus proches alliées de Donald Trump en Europe, s’efforçant souvent de jouer un rôle de médiatrice entre les positions divergentes avec les Etats-UNis.

A l’issue du sommet du G7 à Evian, mercredi, Giorgia Meloni avait évoqué un « climat très positif » et « aucune friction » entre Trump et les autres dirigeants mondiaux présents. Elle avait toutefois ajouté qu’avec le président américain, ils avaient tous deux « un caractère bien trempé ».

Le Monde avec AFP

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