Photographe autodidacte, Duane Michals “n’appartenait à aucun mouvement artistique particulier, pas plus qu’il n’en a fondé un”, résume The New York Times. Cela n’a pas empêché l’Américain, mort le 9 juin, à Manhattan, à l’âge de 94 ans, de marquer sa discipline.
“Son influence était du genre discret, de celles qui naissent en montrant que l’on peut travailler complètement en dehors des conventions techniques et de genre et tout de même construire une œuvre marquante”, explique Artlyst, un site d’information britannique spécialisé dans la couverture de l’actualité artistique.
Pour le New York Times, ce “marginal assumé” restera comme “un artiste malicieux et provocateur” à qui l’on doit d’avoir “intégré la narration à la photographie moderne”, lui qui “utilisait son appareil pour raconter des histoires sur des sujets décalés, cosmiques, énigmatiques ou autobiographiques”.
Une œuvre “inclassable”
Né en 1932 à McKeesport, dans la banlieue de Pittsburgh, Duane Michals a étudié l’art avant de s’installer en 1955 à New York, pour travailler dans l’édition. En 1958, il découvre la photographie un peu par hasard, après avoir emprunté l’appareil d’un ami lors d’un voyage en Russie.
Son premier travail s’inscrit dans une veine documentaire. Dans sa série Empty New York (1964-1965), il ph
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