Deux nouveaux cas confirmés d’infection par le virus Ebola ont été détectés en Ouganda, a annoncé le ministère de la santé ougandais dans un communiqué, lundi 25 mai. Ces deux malades sont membres du personnel médical d’un établissement privé de Kampala, la capitale, précise le ministère.
Ils ont été « admis dans l’unité de traitement ad hoc et sont actuellement soignés », fait savoir le ministère. Cela porte à sept le nombre de cas confirmés recensés en Ouganda. Trois cas avaient déjà été confirmés samedi, selon les autorités sanitaires de ce pays voisin de la République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, déclarée le 15 mai, représente désormais un risque « très élevé » pour la santé publique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
En RDC, 900 personnes potentiellement infectées
L’Ouganda, qui a suspendu, jeudi, tous les transports publics à destination de la RDC, avait confirmé le 15 mai la présence d’Ebola sur son territoire à la suite de la découverte de deux cas, dont un est mort.
Plus de 900 personnes sont soupçonnées d’avoir été infectées par le virus en RDC depuis le début de cette épidémie, a estimé dimanche soir le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Dans son dernier bilan en date, publié samedi, le ministère de la santé de la RDC rapportait que l’épidémie avait causé 204 morts sur 867 cas suspects dans le pays.
Ebola est un virus extrêmement mortel, transmis par contact physique prolongé. En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus, responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas.
Il a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années avec une mortalité fluctuant entre 25 % et 90 %, selon l’OMS.