Les autorités fédérales des États-Unis prévoient de placer en quarantaine au Kenya les Américains qui ont pu contracter la maladie à virus Ebola, dans des installations créées à cet effet, rapportent The New York Times et The Wall Street Journal. Un dispositif très inhabituel, soulignent les deux quotidiens : “Cette méthode contraste fortement avec la réponse des précédents gouvernements aux foyers épidémiques, qui consistait à rapatrier les travailleurs sanitaires et autres citoyens des États-Unis ayant pu attraper le virus afin qu’ils soient traités dans des services spécialisés”, rappelle le New York Times.

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Des professionnels de santé de l’État fédéral ont déjà reçu l’ordre de se déployer, selon des sources du Wall Street Journal, même si l’aval du gouvernement kényan était encore attendu mardi 26 mai, ajoute le quotidien des affaires.

Il s’agirait d’y envoyer non seulement les personnes qui risquent d’avoir attrapé le virus, mais aussi celles testées positives. D’après des sources du New York Times, ces dernières devaient pourtant au départ être envoyées en Europe pour y être traitées, comme c’est déjà le cas d’un médecin pris en charge à Berlin. (Six autres ressortissants des États-Unis sont en observation en Allemagne et en République tchèque.)

Il n’y a pas à l’heure actuelle de cas rapportés au Kenya, mais le nombre de cas suspectés a crû rapidement en RDC (République démocratique du Congo) ; on en dénombre aussi quelques-uns en Ouganda.

Éviter l’arrivée d’un porteur du virus

Un responsable du gouvernement de Donald Trump affirme au Wall Street Journal que les autorités fédérales vont assurer au Kenya une prise en charge de pointe pour y évacuer plus rapidement des ressortissants de RDC.

Des médecins cités par le New York Times en doutent cependant, et craignent une perte de chances pour les malades. “J’ai du mal à croire qu’on va pouvoir mettre sur pied en quelques jours, ou même en quelques mois, un système comparable à celui établi durant la dernière décennie précisément pour ce genre de situation”, déclare Craig Spencer, spécialiste de santé publique à l’université Brown, qui a lui-même contracté Ebola en 2014.

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Avec ce dispositif, les autorités fédérales comptent éviter l’arrivée sur le sol national des Américains risquant d’être porteurs du virus. Le gouvernement Trump a déjà interdit l’entrée sur le territoire des ressortissants étrangers ayant voyagé récemment en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud, y compris des résidents permanents.