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Élections : les conditions sont-elles réunies ?

C‘est la question que beaucoup se posent dans le pays : les conditions sont-elles réunies pour que nous puissions organiser des élections ? Le CEP a déjà commencé les inscriptions sur les listes électorales. Le calendrier est désormais établi, après des années de reports. Toutefois, rien

Élections : les conditions sont-elles réunies ?
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Sept membres du CEP. Non, les conditions pour organiser des élections ne sont pas réunies, mais ce sont le CEP et le gouvernement qui imposent une démarche susceptible d'être fatale pour le pays.

C‘est la question que beaucoup se posent dans le pays : les conditions sont-elles réunies pour que nous puissions organiser des élections ? Le CEP a déjà commencé les inscriptions sur les listes électorales. Le calendrier est désormais établi, après des années de reports.

Toutefois, rien ne garantit qu’un nouveau report ne survienne pas avant le 13 décembre 2026, repoussant le scrutin à une date ultérieure — qui tomberait alors en 2027. Nous savons que c’est ainsi que fonctionnent les dirigeants de transition : ils cherchent à se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, mais il est regrettable qu’ils ne l’admettent pas ouvertement.

La manœuvre est évidente : en même temps que les élections présidentielles et législatives, les charlatans au pouvoir profiteront de l’occasion pour organiser un référendum visant à ratifier les amendements constitutionnels proposés.

Quelle manœuvre en cours — le Premier ministre affiche sa volonté de coopérer à l’organisation du scrutin ?

Il est clair pour tous que le simple fait de procéder à des inscriptions dans certains quartiers de la capitale et dans d’autres départements ne suffit pas. Des fonds sont dépensés généreusement, le budget étant estimé à 120 millions de dollars américains, mais cela ne signifie pas grand-chose. Parallèlement, selon le calendrier, l’enregistrement des candidats doit s’étendre du 20 août au 2 octobre, tandis que la campagne pour le premier tour des élections présidentielles et législatives est prévue du 5 octobre au 12 décembre.

Des ouvriers politiques membres du Cep et du gouvernement à l’œuvre

Selon le calendrier, le premier tour des élections présidentielles et législatives aura lieu le 13 décembre ; c’est également à cette date que les amendements constitutionnels proposés seront soumis au vote populaire. Les résultats définitifs de ce tour devront être publiés le 9 janvier 2027. Nous ne sommes pas des oiseaux de mauvais augure, mais ce que nous disons reflète la crise structurelle qui sévit dans le pays depuis l’assassinat de 1806. Il est plus que certain, le premier tour n’aura pas eu lieu.

La seule chose qui suscite actuellement une vive effervescence électorale, c’est la puissance de l’argent qui se manifeste.

La manœuvre en cours — où le Premier ministre affiche sa volonté de coopérer à l’organisation du scrutin — ne garantit pas pour autant la tenue d’élections libres, sûres et inclusives. Cette position du Conseil électoral provisoire (CEP) est raisonnable : le respect du calendrier dépendra de l’instauration d’un climat de sécurité acceptable et de la disponibilité des ressources financières nécessaires.

La seule chose qui suscite actuellement une vive effervescence électorale, c’est la puissance de l’argent qui se manifeste ici. Lorsque nous atteindrons les jours sombres de novembre, nous saurons à quoi nous en tenir avec ces pillards à la tête de l’État. Une somme considérable a déjà été gaspillée en 2025 lors du référendum, et voilà qu’on l’annonce à nouveau pour décembre prochain. Toutes ces annonces ne font que présager une catastrophe imminente. Vous voyez le CEP et le gouvernement s’entendre : ce sont les deux lions qui saignent le pays à blanc aujourd’hui.

Toutes ces propagandes visent à tromper la vigilance du peuple.

Tout ce qui se passe nous mènera vers un massacre plus grave que les élections sous la transition de 1987 dirigée par le Conseil national de gouvernement (CNG), un organisme militaro-civil placé sous la présidence du général Henri Namphy.

Plus de 300 partis politiques et organisations sont autorisés à participer, ce qui signifie que des fonds seront distribués à toutes ces entités. Cette coalition hétéroclite attend une part importante du gâteau, car c’est bien ce qu’elle défend. C’est un pouvoir illégitime qui organise ce scrutin ; que peut-on attendre d’une élection illégitime ?

Qui Vivra verra !

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