A un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron a franchi un pas symbolique sur un sujet mémoriel hautement sensible. Jeudi 21 mai, à l’occasion des commémorations des 25 ans de la loi Taubira reconnaissant la traite transatlantique et l’esclavage comme des « crimes contre l’humanité », le chef de l’Etat a mentionné la nécessité de « réparations » de ces crimes. C’est la première fois qu’un président français prend en compte cette revendication ancienne des sociétés civiles caribéennes et africaines.
« Comment réparer un tel crime ? C’est une question qu’il ne faut pas refuser et sur laquelle il ne faut pas non plus faire de fausses promesses », a fait valoir M. Macron dans la salle des fêtes de l’Elysée, en présence de l’ancienne garde des sceaux Christiane Taubira, qui avait porté la loi du 10 mai 2001.
Cette avancée tranche avec la position adoptée par la France lors du vote, le 25 mars, à l’Assemblée générale des Nations unies, d’une résolution portant sur la reconnaissance de la traite transatlantique et de l’esclavage comme « plus graves crimes contre l’humanité ». Le texte appelait également à l’ouverture de discussions sur le sujet de réparations, tant financières que symboliques, apportées par les anciennes puissances esclavagistes.
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