Lundi 13 juillet, à l’hôtel de Brienne, aura lieu le dixième et dernier traditionnel discours d’Emmanuel Macron aux armées, à la veille du défilé du 14-Juillet. Comme à chaque fois, cette intervention n’échappera pas aux tentations d’exégèse. Au décorticage de chaque verbe, de chaque ellipse, de chaque regard furtif du chef de l’Etat, avec, à la clé, autant d’attentes inconciliables que d’interprétations divinatoires. Du côté du président de la République, c’est toutefois un droit d’inventaire qui devrait prédominer, après deux mandats où le retour de la guerre en Europe aura généré, entre lui et les armées, autant de défiance que d’espoirs, de pressions et de doutes.
A écouter ceux qui composent les armées, les dix ans de présidence d’Emmanuel Macron en matière de défense suivent, de fait, une chronologie qui commence presque toujours par le rappel du choc de la démission du général Pierre de Villiers, en 2017, alors chef d’état-major des armées : une première sous la Ve République. Ce dernier avait fait savoir avec véhémence ses inquiétudes sur le budget des armées. Mais Emmanuel Macron, à peine élu, l’avait pris comme un acte de défiance. « Il ne faut pas sous-estimer l’impact de cet épisode. Il a mis plusieurs années à s’effacer », considère un officier supérieur.
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