“Cela fait presque un an qu’un coup de fil a fait basculer la vie de Claudia Wuttke”, lit-on dans Der Spiegel. Cette écrivaine et agente littéraire allemande d’une soixantaine d’années a été contactée le 11 juin 2025 par la police de la ville de Lüneburg, en Basse-Saxe, après la découverte de vidéos pornographiques tournées par son ex-époux. “Sur ces images, une femme aux yeux fermés, apparemment inconsciente, subit des pénétrations orales, vaginales et anales, par un pénis, un sex-toy, et même, une fois, une batte de baseball, introduite par voie anale.” Cette femme, qui aurait été violée au moins 67 fois, Claudia Wuttke l’a immédiatement reconnue : il s’agit d’elle-même.
Pour la presse d’outre-Rhin, l’affaire rappelle celle des viols de Mazan, jugée en 2024 en France. Comme Gisèle Pelicot, qui avait été droguée par son ex-conjoint et violée par des dizaines d’hommes entre 2011 et 2020, Claudia Wuttke n’a aucun souvenir des violences qu’elle a subies : quand elle en a pris connaissance, cela a été “le pire choc de [sa] vie”, explique-t-elle au Spiegel. Lundi 15 juin s’ouvre le procès pour viols de son ex-mari, accusé d’être l’auteur de ces violences et pour l’instant présumé innocent.
“Mais l’issue de cette affaire pourrait être bien différente de celle qu’a connue Gisèle Pelic
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