Paradoxalement, les déboires de l’équipe allemande à la Coupe du monde de football ont servi le gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz, lorsque celui-ci a présenté, jeudi 2 juillet, son programme de réformes censé relancer une économie à l’arrêt. Contrairement à la Mannschaft, la coalition « noire rouge », qui lie les conservateurs de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), leurs alliés bavarois de la CSU et le Parti social-démocrate (SPD), a été créditée d’avoir, elle, tenu ses promesses.
« Nous voulons remettre l’Allemagne sur les rails, et il est désormais clair que c’est possible », a paradé Friedrich Merz, debout dans le jardin de la chancellerie et flanqué du vice-chancelier et ministre des finances Lars Klingbeil (SPD), de la ministre du travail Bärbel Bas (SPD), et du président de la CSU Markus Söder, offrant un rare spectacle d’unité sous un opportun soleil matinal.
Le chancelier a solennellement appelé les Allemands à « participer et soutenir ces réformes qui s’imposent », et à ne pas sombrer dans la « nostalgie du passé ». De son côté, Lars Klingbeil a dit vouloir « rassembler la nation : employeurs, salariés, jeunes, personnes âgées, Est et Ouest ».
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