“En seulement quarante jours, il a fait tomber la tête de cinq directeurs”, s’exclame, sur la plateforme Weixin, le compte du média Changshi Duben (“Manuel de bon sens”) au sujet de Geng Hongwei. Ce jeune diplômé en master de biologie fait trembler les milieux universitaires chinois en dénonçant, depuis fin mars, des falsifications commises par des professeurs chinois dans des articles scientifiques publiés dans les plus prestigieuses revues mondiales.
Le 8 avril, énumère Changshi Duben, Wang Ping, doyen de la faculté des sciences et technologies du vivant de la prestigieuse université Tongji, à Shanghai, est limogé pour falsification de données dans son article publié dans Nature. Jin Jiali, chercheuse de la même faculté, et première autrice de l’article (soit celle qui a mené les recherches préliminaires), est pour sa part licenciée.
En mai, la tout aussi renommée université Nankai, à Nankin, annonce la mise à pied de Chen Quan, directeur de la faculté des sciences de la vie, pour falsification de données dans un article sur le cancer colorectal publié un an plus tôt dans Nature Cancer, l’une des publications du groupe Nature. Le premier auteur, Chen Hao, chercheur postdoctoral du même établissement, est lui aussi licencié.
Financements considérables
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