Le candidat de gauche à la présidence en Colombie, Ivan Cepeda, a reconnu, mercredi 24 juin, la victoire de son rival d’extrême droite Abelardo de la Espriella, trois jours après le second tour qui s’est joué à quelque 250 000 voix.
« J’ai décidé d’accepter le résultat qui découle de ce processus et qui dit qu’Abelardo de la Espriella est le nouveau président de la République », a déclaré mercredi Ivan Cepeda lors d’une conférence de presse.
Selon le décompte préliminaire rendu public dimanche, jour des élections, le candidat du parti au pouvoir a perdu avec moins d’un point de pourcentage d’écart (49,7 % contre 48,7 %). Il avait initialement déclaré qu’il n’accepterait les résultats qu’après le décompte final, sur le point de s’achever mercredi.
Avocat millionnaire admirateur du président salvadorien Nayib Bukele et de l’Argentin Javier Milei, Abelardo de la Espriella a bénéficié du soutien de Donald Trump durant la campagne.
Plusieurs affrontements après l’annonce du résultat
Sa victoire, annoncée dès dimanche soir, avait provoqué des rassemblements de protestation qui ont dégénéré en affrontements avec la police à Bogota et à Cali, troisième ville du pays, où les forces antiémeute ont fait usage de gaz lacrymogènes. À Barranquilla, sur la côte caraïbe, où le nouvel élu prononçait un discours triomphal, des manifestants avaient brûlé des pneus et des drapeaux américains.
Dans ce climat tendu, M. Cepeda avait lancé lundi un appel au « sang-froid et au calme », exhortant ses partisans à s’en tenir à une « mobilisation pacifique ». Il avait toutefois mis en garde son rival contre toute tentative d’attiser les tensions, rappelant que ses électeurs représentent « la moitié du pays sur le plan politique ». En reconnaissant mercredi sa défaite, le sénateur de gauche met fin à trois jours d’incertitude sur l’issue du scrutin.