« Il faut mettre Dieu au centre de chaque décision. » C’est par ces mots que le nouveau président colombien d’extrême droite, Abelardo de la Espriella, à genoux et chapelet à la main, a conclu la retraite spirituelle qu’il a effectuée avec son cabinet, dimanche 2 août, à cinq jours de son investiture prévue vendredi. Elu de justesse le 21 juin avec 49,66 % des voix face au candidat de gauche Ivan Cepeda, l’avocat de 48 ans promet une « patrie miracle » alliant coupes budgétaires drastiques et fermeté sécuritaire.
Inspiré par l’ultralibéralisme de l’Argentin Javier Milei et la politique sécuritaire du Salvadorien Nayib Bukele, son programme vise 40 % d’économies et 7 % de croissance annuelle, grâce à la relance minière et pétrolière et l’autorisation de la fracturation hydraulique, rompant ainsi avec son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, qui avait suspendu les nouveaux contrats d’exploitation.
« La réduction de 40 % des dépenses n’est pas réaliste, juge Yann Basset, professeur de sciences politiques à l’université du Rosario de Bogota : 90 % du budget sont des dépenses de fonctionnement, il faut des lois pour supprimer des administrations, et on ne sait d’ailleurs pas lesquelles il veut supprimer. »
Il vous reste 83.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !