Le Tribunal suprême espagnol a prononcé, en ce lundi “caniculaire” du 22 juin, l’une des sentences les plus fracassantes de l’histoire judiciaire récente du pays, certifie le journal basque conservateur El Correo. José Luis Ábalos, ex-cadre socialiste, mais aussi ex-ministre et, surtout, ex-bras droit de l’actuel Premier ministre, Pedro Sánchez, a été condamné à vingt-quatre ans et trois mois de prison pour corruption. Il séjournait derrière les barreaux depuis novembre 2025 et son placement en détention provisoire, dans l’attente d’un procès très médiatisé qui s’est tenu en avril dernier à Madrid.

Le dossier s’inscrit dans une affaire tentaculaire liée à l’attribution de contrats portant sur l’achat de masques au plus fort de la pandémie de Covid-19. À l’époque, Ábalos gérait le juteux portefeuille du ministère espagnol des Transports. La justice considère qu’en échange de l’attribution de ces contrats, l’ancien ministre a obtenu un certain nombre de faveurs.

Son acolyte, Koldo García (dont le prénom est utilisé par la presse espagnole pour nommer l’affaire), écope quant à lui de dix-neuf ans et huit mois de prison, tandis que l’intermédiaire Víctor de Aldama est condamné à quatre ans et six mois de prison. La presse précise toutefois que le tribunal a suspendu l’exécution de s