« La question n’est pas si nous devons continuer, mais comment pourrions-nous ne pas continuer ? » Dans un isolement croissant, Pedro Sanchez a de nouveau défendu, mercredi 24 juin, sa décision de rester à la tête du gouvernement espagnol jusqu’en 2027, lors d’une séance parlementaire extrêmement tendue, convoquée à sa demande pour s’expliquer sur l’accumulation d’enquêtes et de procès qui empoisonnent son exécutif.
Son intervention survenait deux jours après la condamnation de José Luis Abalos, l’un de ses plus proches collaborateurs, ancien numéro deux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et ex-ministre des transports, à vingt-quatre ans de prison pour appartenance à une organisation criminelle, corruption, détournement de fonds publics et trafic d’influence, en lien avec des pots-de-vin perçus lors de l’achat de masques pendant la pandémie de Covid-19.
Devant les parlementaires, Pedro Sanchez a fermement démenti toute « corruption généralisée ». « Nous ne sommes pas infaillibles, mais l’exigence morale de la gauche consiste à agir avec fermeté et en donnant l’exemple », a dit le leader socialiste. Ces propos faisaient écho à ceux tenus en juillet 2025, lorsqu’il avait comparu dans des circonstances similaires après la mise en cause de Santos Cerdan, autre haut responsable du PSOE soupçonné de commissions illégales sur des marchés publics. Pedro Sanchez avait alors présenté un plan anticorruption, resté depuis lettre morte.
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